Épisode 2
Danse rituelle. Devenir sauvages . Le devenir-Sauvage. Le rite comme avant-garde de l’exploration. Il manque le soleil.
Le Sauvage à définir en dehors de la sauvagerie. Essai de théologie négative. L’art du contrepoint.
J’apprends avec effroi que le premier flirt de l’Infirmière avait pour nom Carlos. Défaire, refaire, défaire, refaire.
Allo ?…
La langue de ce pays commence à leur devenir naturelle. La langue crispée crispe encore le corps. La fonction est crispante, il faut montrer
que leur corps est contaminé par la langue, que le corps se détériore peu à peu dans un temps historique, qu’il s’est usé à rejeter la fonction qui est fondamentalement
antianatomique.
Le code du pays c’est la réponse que les parents donnent à un enfant qui demande : pourquoi le ciel est bleu ? c’est une réponse. Le
principe de la naissance de ce pays c’est l’absence de questions, ce pays est une réponse.
Ayouba :Tous les autres s’appellent Ali. Ce pays là, Rainer Werner l’a déjà exploré, par un autre versant, mais comme
eux il y est venu en barque.
Le Sauvage c’est le réfractaire à l’ultradramatisation, celui qui ne se contente pas de la réponse.
Le Sauvage est dans sa chambre. Je le rêve à sa table m’écrire une missive.
ARRIVÉ SANS ENCOMBRE-STOP-AUTOCHTONES AGRESSIFS-STOP-NUAGES EN VUE-STOP-UCUCACUC-STOP
Les commandements c’est l’usage, le cirage pour les chaussures, une maniaquerie.
La langue politique la plus appropriée est celle des discours fleuves de Khrouchtchev durant la Guerre Froide-question de climat.
Le moment du discours doit être éclairé avec une poursuite, Narcisse, puis il imite le son de sa propre voix , il parle seul, il se fait rire
seul comme je le fais les longues nuits au cloître de mon phare, le Sauvage tel le gardien de phare est l’être solitaire, comme le diamant aussi.
Un drôle de pays, chaque heure est rimé par une sonnerie. (peut-être celle de la caserne de pompiers de Farenheit
451)
Le Sauvage/Shaft.
Le Dame en rouge qui semble être une pièce importante dans ce jeu de mots ressemble étrangement à ma femme.
Elle parle d’antidote. Le pays est contaminé. Fonctionnement endémique . le drame est sanitaire. Ils vont être mis en
quarantaine.
La Dame en rouge l’avoue (aveu), elle est l’histoire, avec une coquetterie, elle est la pièce narrative du puzzle. Voilà ce que semble être
cette femme, le temps donc le changement, le devenir-autre (le numéro s’efface donc processus…).
Pour revenir au problème sanitaire…l’Infirmière.
La Dame en rouge devrait être morte selon l’Enseignant, si ce qu’ils m’ont dit est exact, et qu ‘elle est bien l’histoire alors une autre
caractéristique de ce lieu est le négationnisme, voilà les murs de ce lieu ne sont que des réponses. Je m’inquiète d’autant plus pour eux…explorer un lieu où le temps est nié risque de les
entraîner dans un très long voyage, j’ai peur qu’ils ne parviennent à revenir comme certains astronautes qu’après un temps infiniment long n’ayant pour ainsi dire pas changé mais ils trouveront
alors le phare vide et éteint.
Parfois il me semble que l’auteur qui est mort est John Le Carré, mais c’est impossible puisque lui est vivant.
La Dame en rouge machine, engrenage, gangrène, dénégationne, extrade, s’immisce, anticorps, provoque, huile, processus…MaMo
La végétation de ce lieu possède une particularité rare, elle se déplace en suivant les déplacements des étrangers (peut-être un système de
surveillance).
Vivant ou mort, L’auteur ! l’auteur !
Il pleut c’est tout ce qu’il sait faire
Ils sont inquiets, les nouveaux rites les empêchent, ils leur semblent artificiels. Voilà ils le sont.
Reprise
Il faut incorporer l’infirmière
L’Enseignant prend trop de cachets contre le palud
La Dame en rouge raconte des histoires
Le Sauvage se pend les pieds au plafond en dictant ses notes à son dictaphone à cassettes
À table
Jeu des chaises musicales rythmé par la sempiternelle sonnerie.
Énigme à résoudre « Le patois du sauvage », il suffit de penser les choses à l’envers. Le Sauvage est la
terre de l’exploration, il n’est pas en visite, ce sont les autres qui sont en visite. Les éclaireurs sont dans sa terre dans la pièce : Le Sauvage .Donc ce qui est passionnant c’est que le
récit du rêve de la Dame en rouge – la traversée du miroir- est la règle de ce lieu, (c’est toujours la dame en rouge qui a les clés du récit) donc depuis le début l’Enseignant parle le patois du
Sauvage, du lieu où il est, et s’il parle cette langue c’est que l’Enseignant est le Sauvage, le Sauvage n’existe pas, le Sauvage c’est l’Enseignant libre. Peut-être que toute cette exploration
n’est que l’exploration par l’enseignant de son monde intérieur, le Sauvage le moi libéré, l’Infirmière le surmoi inquisiteur et la Dame en rouge la narration-agencement le ça. L’Enseignant avoue
avoir parlé le patois du Sauvage, c’est un lapsus qui révèle sa personnalité. Donc le souvenir d’enfance à la fin c’est celui de l’Enseignant, souvenir traumatisant et là avec l’aide de ses
acolytes psychiques il se découvre peu à peu être libérable, reste à décider une sortie hors de la fonction.
Quand l’Enseignant frappe le Sauvage c’est lui qui est blessé : le matérialiser ?
Si on continue dans cette gamme, les manifestations dehors c’est la révolution en cours, c’est un délire de psychotique… alors ils sont entre
les mains d’un fou qui une fois sa décision prise n’aura aucun remords à se débarasser d’eux…je dois les avertir…
Une femme à deux têtes, créature de ce lieu, invention de l’exploration.
Le Sauvage dans la scène du repas c’est Morpheus .
L’Infirmière est martiale, presque machine, un verrou
Une fenêtre du phare claque au vent. Mes notes s’envolent.