Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 21:50

Épisode 3


Incorporation de l’infirmière. L’Infirmière est la sœur de l’Enseignant. L’Infirmière est un portique. Bip bip bip. Le téléphone sonne. L’Infirmière est au bout du fil. À l’autre bout aussi

Allo ? 

  Le Sauvage entre dans la danse. Un pas de valse

 

Le Sauvage est désigné comme le sans-lieu, le sans-visage.

L’Infirmière n’a pas de numéro. Elle n’est pas une femme que l’on aime.

 

Un regard fuyant du Sauvage, l’oreille dresseé comme animale, à l’affût d’une Conversation secrète. 

La leçon est terminée…l’Infirmière transmet, télégramme.

 

Question du pouvoir de l’enseignant sur l’infirmière ? si il lui dit de venir, vient-elle ?

 

L’Infirmière est le décor, voilà il faut leur trouver à chacun leur fonction géographique. 

Faire le ménage, être assise, regarder la télévision = fonction géographique.

La Dame en rouge est la Sirène du Mississipi.

 

L’Infirmière coiffe un chignon à la Dame en rouge. Sensualité. Sororité. La relation s’installe. 

…derrière une plante.

Il existe des versions intermédiaires de ce lieu, des mondes parallèles.

 

La porte du phare grince. Son écho monte jusqu’à moi et semble me parler d’eux. Douce mélodie.

Par nw - Publié dans : chronique
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 21:48

Épisode 2

 

Danse rituelle. Devenir sauvages . Le devenir-Sauvage. Le rite comme avant-garde de l’exploration. Il manque le soleil.

Le Sauvage à définir en dehors de la sauvagerie. Essai de théologie négative. L’art du contrepoint.

J’apprends avec effroi que le premier flirt de l’Infirmière avait pour nom Carlos. Défaire, refaire, défaire, refaire.

Allo ?…

La langue de ce pays commence à leur devenir naturelle. La langue crispée crispe encore le corps. La fonction est crispante, il faut montrer que leur corps est contaminé par la langue, que le corps se détériore peu à peu dans un temps historique, qu’il s’est usé à rejeter la fonction qui est fondamentalement antianatomique.

Le code du pays c’est la réponse que les parents donnent à un enfant qui demande : pourquoi le ciel est bleu ? c’est une réponse. Le principe de la naissance de ce pays c’est l’absence de questions, ce pays est une réponse.

 

Ayouba :Tous les autres s’appellent Ali. Ce pays là, Rainer Werner l’a déjà exploré, par un autre versant, mais comme eux il y est venu en barque.

 

Le Sauvage c’est le réfractaire à l’ultradramatisation, celui qui ne se contente pas de la réponse.

 

Le Sauvage est dans sa chambre. Je le rêve à sa table m’écrire une missive.

 

ARRIVÉ SANS ENCOMBRE-STOP-AUTOCHTONES AGRESSIFS-STOP-NUAGES EN VUE-STOP-UCUCACUC-STOP

 

Les commandements c’est l’usage, le cirage pour les chaussures, une maniaquerie.

 

La langue politique la plus appropriée est celle des discours fleuves de Khrouchtchev durant la Guerre Froide-question de climat.

Le moment du discours doit être éclairé avec une poursuite, Narcisse, puis il imite le son de sa propre voix , il parle seul, il se fait rire seul comme je le fais les longues nuits au cloître de mon phare, le Sauvage tel le gardien de phare est l’être solitaire, comme le diamant aussi.

 

Un drôle de pays, chaque heure est rimé par une sonnerie. (peut-être celle de la caserne de pompiers de Farenheit 451)

 

Le Sauvage/Shaft.


Le Dame en rouge qui semble être une pièce importante dans ce jeu de mots ressemble étrangement à ma femme.

Elle parle d’antidote. Le pays est contaminé. Fonctionnement endémique . le drame est sanitaire. Ils vont être mis en quarantaine.

La Dame en rouge l’avoue (aveu), elle est l’histoire, avec une coquetterie, elle est la pièce narrative du puzzle. Voilà ce que semble être cette femme, le temps donc le changement, le devenir-autre (le numéro s’efface donc processus…).

Pour revenir au problème sanitaire…l’Infirmière.

La Dame en rouge devrait être morte selon l’Enseignant, si ce qu’ils m’ont dit est exact, et qu ‘elle est bien l’histoire alors une autre caractéristique de ce lieu est le négationnisme, voilà les murs de ce lieu ne sont que des réponses. Je m’inquiète d’autant plus pour eux…explorer un lieu où le temps est nié risque de les entraîner dans un très long voyage, j’ai peur qu’ils ne parviennent à revenir comme certains astronautes qu’après un temps infiniment long n’ayant pour ainsi dire pas changé mais ils trouveront alors le phare vide et éteint.

Parfois il me semble que l’auteur qui est mort est John Le Carré, mais c’est impossible puisque lui est vivant.

La Dame en rouge machine, engrenage, gangrène, dénégationne, extrade, s’immisce, anticorps, provoque, huile, processus…MaMo

 
 La végétation de ce lieu possède une particularité rare, elle se déplace en suivant les déplacements des étrangers (peut-être un système de surveillance).
 

Vivant ou mort, L’auteur ! l’auteur !

Il pleut c’est tout ce qu’il sait faire

Ils sont inquiets, les nouveaux rites les empêchent, ils leur semblent artificiels. Voilà ils le sont.

Reprise

Il faut incorporer l’infirmière

L’Enseignant prend trop de cachets contre le palud

 La Dame en rouge raconte des histoires
 Le Sauvage se pend les pieds au plafond en dictant ses notes à son dictaphone à cassettes

À table

Jeu des chaises musicales rythmé par la sempiternelle sonnerie.

 Énigme à résoudre « Le patois du sauvage », il suffit de penser les choses à l’envers. Le Sauvage est la terre de l’exploration, il n’est pas en visite, ce sont les autres qui sont en visite. Les éclaireurs sont dans sa terre dans la pièce : Le Sauvage .Donc ce qui est passionnant c’est que le récit du rêve de la Dame en rouge – la traversée du miroir- est la règle de ce lieu, (c’est toujours la dame en rouge qui a les clés du récit) donc depuis le début l’Enseignant parle le patois du Sauvage, du lieu où il est, et s’il parle cette langue c’est que l’Enseignant est le Sauvage, le Sauvage n’existe pas, le Sauvage c’est l’Enseignant libre. Peut-être que toute cette exploration n’est que l’exploration par l’enseignant de son monde intérieur, le Sauvage le moi libéré, l’Infirmière le surmoi inquisiteur et la Dame en rouge la narration-agencement le ça. L’Enseignant avoue avoir parlé le patois du Sauvage, c’est un lapsus qui révèle sa personnalité. Donc le souvenir d’enfance à la fin c’est celui de l’Enseignant, souvenir traumatisant et là avec l’aide de ses acolytes psychiques il se découvre peu à peu être libérable, reste à décider une sortie hors de la fonction.
 

Quand l’Enseignant frappe le Sauvage c’est lui qui est blessé : le matérialiser ?

Si on continue dans cette gamme, les manifestations dehors c’est la révolution en cours, c’est un délire de psychotique… alors ils sont entre les mains d’un fou qui une fois sa décision prise n’aura aucun remords à se débarasser d’eux…je dois les avertir…

Une femme à deux têtes, créature de ce lieu, invention de l’exploration.

Le Sauvage dans la scène du repas c’est Morpheus .

L’Infirmière est martiale, presque machine, un verrou

 

Une fenêtre du phare claque au vent. Mes notes s’envolent.

Par nw - Publié dans : chronique
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 21:45

Ces chroniques rassemblent mes notes de travail, ainsi :

  Elles sont rédigées soit en ma présence, soit en mon absence.

 

  Elles sont partiellement subjectives.

 

  Elles sont aussi la chronique de mon empressement à les rejoindre et de ma joie de les retrouver.

 

  Elles sont partiellement informatives.

 

  Leur utilité est toute relative à l’écho qu’elles sauront faire résonner.

 

  Je suis le gardien du phare…

 

 

Épisode 1

 

La résidence a commencé depuis hier. Je fais un pas de valse. Un pas chassé.

Le Sauvage.

 

Une exploration en terre inconnue et au milieu des hautes herbes son visage apparaît.

  Nous sommes tous inconsistants.

 

  Voilà un vécu à transmettre.

 

  Devant le Sauvage, face à face, nous sommes face à nos idées. Au monde tel que nous le pensons et ainsi le limitons.

 

  Mais voilà mes petits chats le monde est plus vaste ou pas, ainsi soit-il.

 

  Donc ils sont partis en éclaireurs, l’avant-poste de l’exploration et tout bon explorateur me l’a dit mon oncle Jules qui a inventé bien des mondes se doit d’être éclairé par un bon éclaireur. Donc, acte, I.

 

L’auteur qui est vivant fait l’auteur mort. Autant dire tout le respect que nous lui devons.

 

Revenons à l’exploration et non pas de l’exploration car nous avons ici un voyage au long cours.

  Je me suis fait à cette idée, ils sont en danger.

 

  Je sais, certains peut-être confirmeront, que depuis un certain temps déjà les tigres et autres féroces sont éteints à Langres. Toutefois comme me l’a dit mon oncle Jules, certains peut-être confirmeront, le danger de l’exploration est lié à l‘exploration elle-même, à cette distorsion géographique.

 

  La meilleure façon de comprendre ceci est cette image moderne : le précipice.

 

  Le risque du précipice implique dans notre modernité le principe du levier. Il n’existe plus de précipice sans voiture prête à y chuter. Et dans cette voiture selon le principe de la libre association d’idées, trois hommes, deux à l’avant, un à l’arrière. Pas de panique mes petits chats, le principe du levier est devenu et ce bien avant sa formulation théorique un principe physiologique. Donc il suffit pour éviter la chute diabolique que les deux hommes à l’avant passent à l’arrière. Toutefois ce que vous pressentez est ce qui arrive à grande vitesse : les deux hommes à l’avant sont avares de politesse et la chute advient et la lumière s’éteint.

 

 Nous avons donc tout ensemble l’exploration, la distorsion géographique, le déplacement…le mouvement et le danger qu’il implique nécessairement, la chute diabolique…hors du symbole.
 
Je mx.
e suis fait à cette idée, ils sont en danger.
 

Faites que ce journal de bord leur parvienne, je le jette à l’instant dans les flots digitaux.

Guillaume

Par nw - Publié dans : chronique
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 23:23
Incorporation de Lidwine l'infirmière réussie !  A ce sujet lire l'article de Pierre, sur  le chien de garde placide...

Avec Lidwine viennent les images.  Le film de l'interrogatoire de la  Dame en Rouge, analysé par l'infirmière devant sa télé-moniteur.  Les répétitions puis le tournage devant plein d'yeux, un matin de visite... La fragilité de  Claire en filigrane de l'assurance de la Dame en Rouge, leur professionalisme.

Chapeau melon et bottes de cuir qui tourne en boucle à la télé. Je n'en peux plus de la musique et des mêmes images. En plus de lancer les images au bon moment, je demande donc qu'on change l'épisode.  Caprice  nécessaire comme il en est  parfois !

Travail avec Ayouba.
La séance d'entrainement du Sauvage à intégrer les commandements du pays "contre nature, contre culture". Comment on décide qu' il fera lui-même le bruit du magnétophone qui rembobine, parce que c'est drôle. Et puis we are the kings, son aisance sur scène, sa souplesse comme acteur et comme personne...
Guillaume nous envoie des éléments pour  le discours-entrainement du Sauvage  inspiré "de nos hommes politiques, de nos hommes religieux"... Entre Khroutchev, Castro et Sarkozy.

Une nouvelle scène est née, qui n'est pas à proprement parler dans la pièce mais dont l'espace est laissé par la pièce - c'est une des grande qualité de la pièce et de l'écriture de Catherine : elle laisse de la place au metteur en scène, aux acteurs, et par rebonds, aux spectateurs. Tout n'est pas écrit,  nous pouvons, nous devons, inventer. Et c'est cela sans doute qui est perturbant pour les amateurs/spécialistes de théâtre littéraire, à la lecture.
A la lecture seulement, j'espère... J'imagine que c'est pour ça que nous sommes là.
Une nouvelle scène donc. Juste après l'entrevue entre la Dame en Rouge et l'Enseignant. Il se retrouve seul et des visions l'assaillent, sortes d'hallucinations visuelles et auditives traduisant vraisemblablement son combat intérieur, l'état de sa psyché... Il s'assoit au piano pour jouer Chopin et là, la musique démarre toute seule. Il voit l'Infirmière marcher lentement et entrer dans le fauteuil-meridienne, comme si c'était sa chambre, La Dame en rouge est dans la chambre du Sauvage comme si c'était sa chambre, pendant que des images comme vues d'un train surgissent ... Tout cela est à faire.

Je regarde Gwen. Son personnage, dont le corps bégaie, à ce moment me touche. Lui aussi me touche. Je me dis que c'est juste.


AL
Par nw - Publié dans : Répétitions le Sauvage
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 14:34
c'est comme dans un moulin, ça entre , ça sort, ça va et ça vient, toute la journée.  La porte grince, les fauteuils grincent, il fait très sombre, il fait très chaud... Je me retourne : bonjour,  bienvenue, entrez. Parfois j'explique un peu ce qui se passe, ou on en est, quelle scène on répète. Et parfois je ne dis rien, ne me retourne pas, je suis trop concentrée.

Travailler à 9h du matin sur une scène de théâtre  c'est pour les acteurs contre nature.
D'habitude on travaille plutôt tard le soir...  Là, c'est le matin, et il y a parfois des dizaines de paires d'yeux qui nous regardent travailler. C'est une drôle d'expérience. Je suis très reconnaissante envers mes acteurs de se prêter à ce jeu là. Après tout, les yeux sont dans mon dos, je ne suis pas face à eux, moi...

Je suis contente de la tournure que prennent les choses, les répétitions et les visites.
Cette semaine Josiane, "la dame de l'accueil" est venue.
On a lancé aussi avec les Silos de Chaumont l'histoire de l'exposition / installation  du mois de mars, dans la galerie de l'espace culturel

Un peu surprise de ne pas voir plus d'enseignants - pot de rencontre organisé vendredi midi : 4 personnes. Manque de temps ? Manque d'interêt ? sans doute les deux à la fois.

AL


Par nw - Publié dans : chronique
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /2008 14:02

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photos Eric Choquet

Nous nous sommes retrouvés vers 9h au lycée dans la salle de spectacle.
18 participants et niewiem presque au complet.

Jolie Matinée.
belle concentration et disponibilité des participants, profs et élèves confondus, échanges interessants et heureuses circulations, comme le dit Elise dans son commentaire, entre la réflexion et la pratique.
Ce qui était l'enjeu de cette matinée.
Claire et Ayouba se sont prêtés au jeu, se mêlant aux élèves pour les exercices. Guillaume tenait la ligne théorique, tandis qu'Eric et moi menions les exercices physiques et théâtraux et que Gwen prenait des photos.


...Merci infiniment à Martine Nolot pour son travail préparatoire avec les élèves, l'accompagnement de la résidence sur tous les fronts...

AL

ps: plus de photos plus tard, celles de Gwen
Par nw - Publié dans : ateliers d'exploration
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /2008 21:28
Bon, voilà deux semaines que je vois ce qu'il se passe. En fait, il me semble que je suis terrorisé par cette pièce. Terrifiante, cette déshumanisation du Sauvage, répétant seul dans sa chambre ce que lui enseigne les X Commandements. Terrifiante, cette infirmière muette, ou plutôt ce chien de garde placide. Terrifiante, cette dame en rouge que l'on a du mal à situer. 

En fait, je crois que Le Sauvage me fait penser au communisme. L'ambiance est suffocante, intolérable. On croise le regard des autres, mais parler avec lui se fait en sourdine. On s'espionne les uns les autres, on complote fiévreusement, les Gentils comme les Méchants. Finalement, tous ces personnages qui cohabitent sont à mettre dans le même sac : pas un pour relever l'autre. On ne pense qu'à son boulot d'espion, ou à sa propre petite personne frustrée. 

Et malgré tout ces faits insupportables, l'ambiance communiste est soudain rompue. Un sourire sincère de la dame en rouge, un regard du Sauvage, un morceau du professeur. Chopin. Chopin, Chopin, Chopin ! Un soupçon de magnificience s'incruste. Tout s'arrête ; Chopin impose sa musique, sa musique s'impose. Mais jamais elle ne pourra atteindre l'infirmière. Non, décidemment, appelons-la le chien de garde une bonne fois pour toute. Le terrible chien, qui est trop animal pour assimiler une seule note, et se rendre compte qu'elle est délicieusement obsédante. Ce chien, clé de voûte de la pièce, représentant de l'intrigue de tout le drame, au service de son maître, de sa hiérarchie. 

En somme, au fil du Temps, Le Sauvage me paraît de plus en plus effrayant, mais c'est aussi ce qui me pousse à aller voir les répetet'. Masochisme moral ? Possible ;-)

Pierre
Par nw - Publié dans : chronique des lycéens
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 20:38
Pierre et moi ! Tous deux étant à l'option théâtre, ont eut l'excellente idée d'aller voir Anne-Laure et les comédiens que nous ne connaissions pas très bien encore.

A notre arrivée, "la pièce" dont nous ne connaissons rien, se jouait devant nous. Tous a été de surprises en surprises avec le temps, et grâce aux petits passages en salle de spectacle.

Cette pièce a l'air génial et franchement les comédiens métrisent ! Ceux qui a déprimé Pierre et moi ^^ 

Quoi qu'il en soit, cette œuvre est à aller voir car je pense quelle vous surprendra et vous fera plonger dans l'envers du théâtre !
 
Geoffrey
Par nw - Publié dans : chronique des lycéens
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 21:35
Samedi 26 janvier, 9h 13h
salle de spectacle du lycée

ATELIER  THEATRE
animé par anne-laure Lemaire

Cet atelier nous conduira, par les chemins de traverses du théâtre, à nous questionner sur les ponts que nous pouvons faire entre nous même et l'autre, nous même et les autres...

Ouvert à tous - inscriptions à la Vie Scolaire


Par nw - Publié dans : ateliers d'exploration
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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /2008 13:43
IMG_5460.jpg
Nous nous posons tout de suite, avec Gwen et Ayouba, la question de la langue du pays, dans la pièce. Il nous faut inventer un code. A base d'éructations, de hoquets, de begaiements... L'idée d'une langue contrainte. Le personnage de l''enseignant accroche sur les mots qui commencent par R. Le Sauvage aussi, du coup.

Ici au lycée, nous sommes dans un pays qui a ses règles propres, ses codes et ses lois, et les gens leur fonction. Nous, artistes, ne parlons pas la même langue non plus, finalement... Celui qui est acceuilli cherche d'abord à comprendre comment ça fonctionne.
Nous découvrons, redécouvrons, plutôt, la vie intérieure du lycée. Le réfectoire midi et soir, les pronostics sur le menu, la sonnerie. La valse des clés.

Je suis complétement obsedée par Chopin. Je vois mille raisons pour ça. Je voudrais des bruits d'éboulis pendant Chopin. Sentir une menace, que ça craque.

Si l'infirmière est serveuse de bar c'est parfait : on a parfois tendance à prendre les serveuses de bar pour des infirmières. La frontières est mince.

Couleur Orient express
Je veux que le paysage change, défile comme à travers les fenêtres du train, dans le souvenir de la dame en rouge.
Ménager dans l'espace des fenêtres d'où seule la vue change.

Visite régulière de Pierre, Paul, Elise, Claire, Geoffrey et d'autres. En fin de journée, pour voir les répétitions. Les acteurs ont l'air de ne pas être trop perturbés. C'est pourtant complétement inhabituel, des gens qui vont et viennent dans une salle de répétition. Finalement ça rejoint un vieux rêve du théâtre et de la décentralisation : le mélange à la vie des autres, à leur quotidien, ce rêve des femmes du quartier venant tricoter en regardant les répétitions, dans un théâtre de la banlieue parisienne...

Aujourd'hui nous avons trouvé et rassemblé des accessoires et élements de décors. Marron, beige, art déco et léopard...
C'est bien.

AL


Par nw - Publié dans : Répétitions le Sauvage
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résidence d'artiste

  • : chronique résidentielle
  • : anne-laure lemaire est accueillie en résidence au lycée Diderot de Langres entre janvier et mai 2008 autour de la création de la pièce de catherine redelsperger, Le Sauvage.

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