chronique

Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 19:21







    Voilà, c'est fini...

L'accueil du public -lycéen et non lycéen - à été formidable : Merci à vous.

Nous garderons tous un souvenir heureux de ce temps passé au lycée, de nos rencontres et de la tâche accomplie.

...Et la nostalgie très forte du Sauvage dans cette version

Ailleurs ce sera différent.

Merci à tous ceux qui nous ont envoyé des messages de soutien : nous sommes sûrs et fiers de ce qui nous tient ensemble, de notre exigence, du respect et de l'amour que nous avons pour notre art et pour les personnes qui nous accompagnent.

AL

ps: n'oubliez-pas de venir voir les spectacles des élèves de l'option : c'est en mai, ça approche !




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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 12:52

Épisode 8

 

 

Les reliefs. Du repas. D’un rongeur. (Noix, noisette, graines…).

 

Passer le balai.

 

Nouvel espace, nouvelle contrée, seule la vue change.

 

Allo ?

 

Le bleu du ciel envahit l’espace…ce n’est pas du sang c’est du rouge. Il n’est pas noir, c’est un acteur noir.

 

L’espace s’ouvre, se fend, le geste de Fontana, toile blanche, entaillade d’un couteau, la recherche du geste pur…ouvrir par ce geste pur la précision d’une recherche, dégager de l’air, souffler, insuffler, souffler, insuffler.

 

Les explorateurs sont surveillés par une panthère : animal sauvage. L’esprit de la forêt.

 

Les hurlements du Sauvage.

 

Les actes sont décalés. Leurs actions modifiées et enfin la nuit suit le jour avant de le précéder.

 

Tout compte fait, l’Enseignant est tout à fait comme Superman…il dort avec son costume. (évidemment l’intérêt que Superman trouve à porter du lycra ( le lycra ne se froisse pas tant il est tendu sur sa peau) est étranger à l’Enseignant…d’où sa mise froissée. Mettre, démettre, mettre, démettre…mais repasser comme on repassait ses leçons.

   

Obstacles/ogives nucléaires…résiduelles de la guerre froide. Évidemment ce pays appartient à l’ère atomique. L’ère atomique est ce qui a offert le plus de joie à l’homme (Spinoza : joie = puissance d’exister, d’agir), voilà on réduit à une dimension intime, un drame de civilisation et on agite comme dans un bocal cette idée de la joie.

 

Dans un bocal ou dans une banquette, cela va sans dire.

 

Et si on creusait un trou dans le sol…

 
 

Le Sauvage à l’œil doré.

 

Les aliments du pays leur provoquent des aigreurs d’estomac, sentiments vinaigrés, humeurs bileuses… les cartes sont abattues, rien ne va plus…le diner est à réexplorer, leurs mœurs, leurs coutumes à table, leurs « us », communauté,

 

 

le Sauvage avoue qu’il est en danger, avoue qu’il est le salut, le doux agneau à préserver.

 

Présence de l’infirmière, le mieux c’est l’effacement progressif ou peut-être palpitation, ce moment est celui où ils se rapprochent le plus de la victoire, l’Enseignant arrive à laisser l’infirmière, à s’en détacher pour entendre le monde cad le Sauvage puisqu’on est dans le Sauvage.

 

Il faut que l’Enseignant se libère, le dommage collatéral c’est la disparition de l’infirmière. Quand l’infirmière s’enferme dans sa caisse elle devient icône, elle est l’enfermement, celui de l’Enseignant, elle en sort changée elle a revêtu les habits de deuil de sa présence, de sa fonction, de sa primordialité. Et évidemment cette résolution se fait dans le rêve de

 

l’Enseignant par la formation d’un nouvel agencement psychique, par la vue de son âme en mutation, finalement  l’Enseignant, à partir de cette vision est au courant, il est celui qui sait puisqu’il est celui qui a vu.

 

Donc la suite et fin est la révélation progressive de ce qu’il sait déjà, c’est à dire l’effacement progressif de la censure (l’Infirmière) et la ressemblance/accointance progressive de l’animal-machine Enseignant/Sauvage.

 

 

L’Infirmière (hyp :surmoi) les a réunis, elle ne peut pas sortir de sa fonction mais une fois qu’ils sont réunis elle s’efface, pas matériellement nécessairement, mais l’attention que l’Enseignant lui porte est affectée, diminuée (le Sauvage doit même lui rappeler que sa parole est importante, « écoutons ces deux jeunes femmes … »).

 

Évidemment que l’important est le salut de l’Enseignant mais exposer ce salut c’est exposer un homme se dévêtant de ses vieux habits d’infirmière et enfilant, pour aller vivre la vraie vie, qui est ailleurs et donc ici, ses beaux habits de Sauvage.

 

La mer est agitée. Mon cœur bat. Je suis vivant. La vraie vie est ici.

 

 

 

 

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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 12:51

Épisode 7

 

 

 

Samedi. Il me laisse un peu de temps pour m’attarder à le lecture du rouleau. Ma découverte de la veille.

 

 

 

Il est inscrit :

 

 

 

« Cette semaine, jai eu le mal de mer...

 

trop de vagues peut-être ?

 

trop plein de récits, de films, d'histoires qui me traversent ?

 

besoin de terre ferme pour reprendre pied.

 

besoin d'un rivage = géographie ? besoin d'une infirmière ?

 

si je suis l'Histoire et elle la Géographie, le sauvage est-il l'Education Civique ?

 

que de questions...

 

Pas de promesses !, comme dirait l'autre.

 

Action !, comme dirait l'autre.

 

J'en perds l'usage de ma langue !, comme dirait l'autre.”

 

 

 

Un message de la Dame en rouge. Sa relecture me creuse, laisse en moi un espace libre à de drôles de chimères.

 

 

 

La nuit. Un rêve d’animaux-machines. De titans. Un enfant chemine dans la ville de pierres. Et toute pensée se déplace. Le monde tremble. Est-ce ma vue qui se trouble?

 

Au matin, mon âme est grosse du souvenir de choses non advenues

 

 

 

Il me semble que la Dame en rouge, au cours de son voyage, a vécu dans mon phare.

 

 

 

Au vent le rouleau s’envole. Au dos il est inscrit:

 

 

 

“ Cher Gardien de Phare,

 

échappé du pharisianisme et du parisianisme primaire

 

le gars du lien est en phase sans fard

 

Merci

 

L'écureuil ”

 

 

 

Le phare est peuplé de drôles d’animaux. La solitude m’échappe.

 

 

 

Énigme à résoudre. Il en arrive sans cesse. Et toujours, présent comme un aiguillon, cet écureuil.

 

S’éclaire à présent ce devenir-animal. Mutation. Glissement de terrain. Perte de soi. Devenir-étranger.

 

 

 

Ou… valse folle, danse sauvage, une souplesse du sens.

 

 

 

La promenade continue. L’écureuil à nos côtés.

 

Rousse.

 

Feu follet.

 

Une balise.

 

Même le nuit.

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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /2008 22:26
 
Jeux d’espaces, jeux d’objets, jeux d’yeux, de regards et de personnes. Echauffement dans un espace clos qui s’ouvre. Pas de cloison, des aires, des airs, désert.
Chapeau melon et bottes de cuir.
Chopin.
Le Sauvage entre.
Saperlipopette. Galimatias. Fausses notes. Rires. Espionnage.
Grandes perspectives.
L’Enseignant sur le divan, le Sauvage loin derrière lui dans le fauteuil de l’Infirmière. Il questionne.
Je m’en remets à vous .
Le corps des phrases.
Faites vos jeux ! Rien ne va plus …
La leçon est terminée.
 
Allo …
Proximité distante.
Distances proches.
Lointaine intimité.
Les corps se croisent sans se voir.
Ne pas sourire. Tirer la tronche. Ricaner…
 
Cliquetis de l’appareil photo de Gwen , prises de l’entraînement de la star . Ayouba joue , le Sauvage répète, l’Enseignant le photographie . Double jeu, double je .
 
Blanche infirmière, livide Lidwine divine dont le corps semble s’évanouir devant la joyeuse et sombre présence du Sauvage.
 
Les mots de Guillaume se sont mutés en photos aujourd’hui.
Sonnerie…
 
Faux rembobinage de cassette de dictaphone , jeu, re-jeu, rejet ? Rires dedans , rires dehors.
La star semble être chanteur de rock courbé sur son micro.
 
Pas de peut-être, la paix en dépend.
 
Nuit. Hôtel la nuit. Bruits d’hôtel, ou bruits de nuit. Vent. Sifflements. Craquements. Chopin. La Nuit.
On est à Majorque dans le cercueil, la nuit sous le vent et la pluie. C’est sûr , il est là .
 
Le Sauvage, peignoir satin, chaussettes s’enveloppe de panthère. Quelle taupe !
 
CLAC ! Le couvercle du piano s’abat sur les doigts de l’Enseignant. L’Infirmière s’énerve , elle éprouverait donc des sentiments ? CLAQUE …
 
Leçon N° 14 : se tenir à table et… s’entre-tenir à table . Tout se tient ou presque …Ce qui compte c’est le ton !
La Dame-en-rouge , valise blanche, bottes de cuir. Je m’exécute…
Anormalement sûre d’elle .
Chopin, encore …
L’infirmière-serveuse de bar enervée ( encore ) censure Chopin…Pas besoin de claque ,l’Enseignant a retenu la leçon.
Elle préfère Chapeau melon et bottes de cuir… y voit-elle autre chose l’infirmière-serveuse de bar-inquisitrice ?
Je suis une étrangère pour les miens .J’ai toujours plutôt poursuivi les branches dirigées vers les cieux que les rhizomes nichés dans l’humus. Poursuites. Courses. Course-poursuites. Echauffement dans l’espace décloisonné…
« Madame, puis-je vous parler ? » L’Inf Cerbère Bar parle !
« C’est pour la guérison. »
Pardon. De don. Exactement. C’est expérimental.
Vide. Trouble. Etrange. Etranger.
 
L’Ordre. Les Ordres. Maudite infirmière. Les tics s’affolent. Les tocs s’affinent. Trahison. Ici – dehors.
 
Minauderie. Séduction. Rouge à lèvres. Chambre. Déménagement.
Les chambres oui . La vue non. L’arrière plan , l’avant plan . Souvenir d’enfance.
 
L’infirmière est hors classe, la femme sans numéro, le sauvage ne comprend rien…ou comprend tout . La dame blanche est toujours là .
Ça ne se saura pas.
« Vous rêvez ? » «  Vous rêvez !… »
Expérience. Confiance. Exemple.
 
Chopin . Le chant à la main droite de la dame en rouge en noir sur les touches blanches. Tabouret grinçant . Le chant monte . Octava . Jusqu’où cela va monter ? « Je vois sa peur de votre peur. »
 
Les femmes marchent. Echauffement dans l’espace décloisonné. L’une blanche , l’autre noire. Deni. Procès. Process. Double process ? Guérison . Elles sont là derrière lui , l’Enseignant.
Conscience ? Censure ? Ego ? Féminité ? Narration …
 
Guillaume a repris son Note book blanc,cliquetis des touches telles des gouttes de pluie, dans la même perspective, clavier sans note, c’est noir et c’est blanc , la musique vient d’ailleurs, d’ici-dedans ? d’ici-dehors ?
 Chopin innode l’atmosphère de pleurs et de regrets , lancinant, grinçant, terrifiante solitude dans ce mouvement des corps et des objets . Echauffement dans les aires sans cloison, le désert. Le Sauvage joue au sauvage, jeu, double jeu…La musique se déforme, elle devient percussion, le vent souffle, craquements…La Dame-en-blanc, Sonnambula asoluta, chute lentement à l’intérieur du divan, elle se recoiffe, Divine Lidwine, et s’installe dans son placard. La cellule-cerceuil se ferme lentement, Chopin se tait , Chopin s’éteint.
Rêve ? Cauchemar ? Les touches de la nuit et du jour se mêlent…Liberté. Libertés. Lacher prise. Lâchez prise. Il n’y a rien à prendre , juste recevoir …
Expérience ? Manigance ? Qui croire ? Qui voir ? Sont-ils tous là ? Ici ? Ou ailleurs ?
 
Jour.
Curiosité. Frontière. Visa. Jeune Homme. Hommes en gris.
Attraction. Soustraction.
Peur .Angoisse.
Commandements-Dieu.
Attraction magnétique des visages.
Les femmes ont pour raison d’être d’apaiser les peurs des hommes. Femmes-miroirs. Y a-t-il un miroir dans la salle ? Dans la scène ?
Pas d’autre . Etranger. Y a-t-il un autre-part ?
 
Espionnage . James Bond .Transformation- changement à vue. Délire du Sauvage , il joue encore , fébrilité, excitation. C’est sûr il va se passer quelque chose…
 
Le divan-placard-cerceuil s’ouvre…lentement, tel Dracula , l’Infirmière, robe de cocktail, toujours blanche, toujours divine et de nouveau muette réapparait à la vue , de tous ?
 
Une table apparaît elle aussi , le dîner est en cours …Les personnages arriveront-ils ensemble ou un à un , c’est à voir …Ils sont inanimés mais l’infirmière a tout organisé , elle va remonter les mécanismes, les rouages vont de nouveau tourner , dans le même sens ? Tout recommence , l’espace ouvert devient plus intime, ils sont tous là , Il est là face à lui-même .
 
Révélation. Destruction. Instruction. Restructuration. Procès. Process. Additio . Masculin. Féminin . UN.
 
Les femmes telles des sœurs siamoises ne font plus qu’un avec l’Etranger , cette part partie de l’Enseignant .
Un professeur sans élève , rien du tout , un numéro . Lequel ? Pour qui cette part ?
 
La messe est dite .
 
Je serai quant à moi un peu changé grâce à Toi . Ce toi qui est vous , ce toi qui est moi révélé par vous .
Merci Catherine.
 
Eric
 
PS : 8 février 08 – 828 – infini – double infini – dualité de l’infini .
828 4ème semaine Foyer des internes . Des internes – dés-internés .
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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /2008 19:48
Impression de tourner en rond . Besoin d'investir  le foyer des élèves, où nous jouerons. Construire l'espace, maintenant, penser la bi-frontalité.
C'est chose faite jeudi.
Jeudi et vendredi nous répétons au foyer. Ca prend corps.
Nous imaginons le lit du sauvage, sa chambre, de plus en plus précisement, en fonction des besoins de la pièce, mais aussi des besoins du lieu, à partir des propositions de Salvatore, la semaine dernière.
Je croise Alex (de Faverolles) dans la rue, un  matin. Je lui parle de mon histoire de bande-son. (bruits d'éboulis, craquements, bruits d'hôtels la nuit...)

Le film surprise a été projeté au réféctoire pour la première fois jeudi midi. Diner tournant aux chandelles dans le réféctoire vide, la nuit,  élèves-convives servis par des enseignants et M le Proviseur, petits plats dans les grands, merci Antonio et Chef.
Lire l'article de Pierre, magnifique.
Attendre qu'on mette en ligne un extrait

pierre.JPG teacher.JPG
photos Gwenaël Fournier

Mardi Eric à préparé avec les élèves de 2de option-théâtre, des minis happenings au réféctoire ( notre lieu d'intervention privilégié, puisque très fréquenté...) : la cruche, la petite fille scum, la fourchette etc.
Nous y avons assisté avec amusement. Le spectacle est autant sur la mine des spectateurs incrédules.

Encore des visites de classe et des spectateurs de passage. 200 èlèves auront avec leur classe assisté à une heure de répétition. Les retours sont très intéressants, pour les profs comme pour nous. Les élèves en difficulté sont, parait-il, rassuré de voir que nous n'y arrivons pas du premier coup, que nous cherchons et que ça prend du temps.
Nous avons eu chaque jour la visite de 6-7 personnes (élèves, profs, personnels) en moyenne, à différents moments de la journée. Parmi eux beaucoup sont venus très régulièrement.

Lundi nous retournons au lycée pour quatre jours encore. C'est les vacances, nous serons seuls dans le lycée désert.

AL

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 23:01

Épisode 6

 

  L’auteur est vivante, preuve éclatante : sa présence. (ressemblance approximative avec John Le Carré, mes doutes étaient fondés).

 

Les explorateurs sont en armures. En tenue de combat. Dois-je rappeler ces célèbres paroles de mon oncle Jules, un explorateur bien chaussé…

 

  Le pays du Sauvage , climatiquement déstabilisant : une chaleur intense et pourtant il neige. Enfin il a neigé.

 

  L’ensemble du pays a été parcouru. Restent encore certaines zones inexplorées, zones franches. Le droit est à établir.

 

 

  Allo ?

 

 

  L’auteur est étrangère en son pays. De sa faute

 

 

  Jeu de mains jeu de vilains.

 

 

  Allo ? nous ne sommes pas intéressés. Non, notre abonnement est vermoulu mais le pays s’en porte mieux. Laissez nous voir. Dasicheultiche.

 

 

  Définitivement, la pureté vient de la précision

 

 

  Entraînement du Sauvage : au top, la taupe. Bunuel : l’expression : avoir des fourmis dans les jambes : le cinéma est l’art de montrer les fourmis sur les jambes au sens propre.

 

 

  Rewind : Infirmière

 

 

Courant d’air : Dame en rouge.

 

Allo les pompiers… : L’Enseignant

 

Ichliebidiche : le Sauvage

 

Marx brothers/brothers of Marx.

 

  La chambre du Sauvage : clé du récit, lieu du souvenir d’enfance. Pour la Dame en rouge, il s’agit d’en faire déménager le Sauvage c’est à dire de laisser le récit s’écouler et c’est de l’Enseignant qu’elle exige cela, elle lui propose la narration et la narration c’est le salut.

 

 

  Le rouleau…sa lecture m’a provoqué un grand trouble…

 

 

 

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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 12:49
undefined il s'est passé mercredi soir quelque chose de tout à fait spécial.... interdiction d'en dire plus pour le moment.....

undefined

...SURPRISE !

AL
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 22:01

Épisode 5

 

Les nouvelles mettent du temps à me parvenir.

Ce samedi, mes explorateurs ont été visités par une foule d’êtres du pays. Pacifiquement.

Il s’agissait de l’un des rites de ce pays : accueillir les habitants chez eux. 

Autre fait étrange : les autochtones conservent éternellement leur jeunesse. Tous sont souplesse et réceptivité. Réactivité aussi, curiosité et tous sont prêts à partir au combat.

Danse d’accueil et de refus. Danse sauvage. Ne pas laisser de place à la distance. L’éloignement même comme une proximité. 

Les affaires du monde pensées à l’endroit puis à l’envers. Faire, défaire, faire, défaire. 

Leurs corps à tous semblent être capables de penser. Le mien est imbécile. 

Et puis les corps-engrenage forment des animaux-machine. À deux leurs corps pensent, en groupe, ils signifient.

Ces animaux-machine dessinent le territoire, ils inventent un monde.

Inventer le monde c’est le penser.

 Le penser définitivement est la condition nécessaire pour le réinventer…MaMo…

Je remarque un rouleau sur ma table. Je le lis.


P.S: j'apprends que gift en allemand signifie à la fois don et poison.  Il va sans dire que, dès lors, il me devient impossible de douter du caractère germanique de mon ascendance.

 

 

 

 

 

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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 21:59

Épisode 4

Léopard, panthère. Le pays du Sauvage est peuplé de bêtes sauvages. Il va leur falloir s’armer.

 

La Dame en rouge doit faire ses preuves. Les produire. Les reproduire. Les produire. Les  reproduire.

 

  Ce pays est étrange. Ces habitants sont enclos en certains lieux où leurs actes sont surveillés par une assemblée de grands juges, semble-t-il, qui décident de leurs sorts à venir ?

 

 

Le Sauvage est le Faune.

  La Dame en rouge formule des propositions malhonnêtes. La dame en rouge propose des formulations malhonnêtes

 

 

« Jamais trouvé le bon numéro » : dans ce pays ce n’est pas de l’humour, c’est factuel.

La Dame en rouge vole le piano de l’enseignant.

Un Sauvage qui ne « comprend rien » : langage ou qui « comprend tout » : le lieu est le lieu du Sauvage (hyp sauvage = enseignant liberé) donc comprend tout au sens de englobe tout : insistons, la Dame en rouge détient toutes les clés du récit.

 

L’Enseignant au piano déréglé, l’Infirmière incorporée dans sa caisse, la Dame en rouge dans son train et le rythme fou du Sauvage : Holderlin est invité chez une princesse, un piano, son merveilleux d’harmonie, de délicatesse, il s’empare de grands ciseaux, coupe certaines cordes, joue un morceau : voilà la musique de mon âme, voilà mon âme. Le songe de l’Enseignant  voilà son âme, voilà du théâtre.

Le téléphone sonne…Allo ?

La langue de l’Enseignant est une langue utilitaire. Donc exclut la poésie, donc exclut l’humour…

 Le Sauvage prend des photos, troisième œil, assurément il est devin.

Le Sauvage s’asseoit sur un fauteuil, l’enseignant, lui, y trouve refuge.

« Madame retournez à votre place », l’Enseignant essaie de lui assigner une place géographique, mais la dame en rouge est historique, d’où sa réponse : « je m’exécute ».

Le sauvage : joie de l’hospitalité, sortie de la contrainte
 

L’enseignant : hospitalité contraignante mais sans tristesse réelle, juste une réaction à la violence portée à une part de lui.

Le Sauvage est une machine de guerre (politique) sortie d’une usine rousse, son engrenage est l’hospitalité (le territoire), l’huile c’est la patronne, les pièces mes petits chats… l’interrupteur ?…

 La lumière du phare s’est éteinte ce soir. La mer est calme. Ce calme est amer.

 

 Ce matin, une mouette est entrée. A posé sur ma table un rouleau que je n’ai pas encore remarqué.
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /2008 21:50

Épisode 3


Incorporation de l’infirmière. L’Infirmière est la sœur de l’Enseignant. L’Infirmière est un portique. Bip bip bip. Le téléphone sonne. L’Infirmière est au bout du fil. À l’autre bout aussi

Allo ? 

  Le Sauvage entre dans la danse. Un pas de valse

 

Le Sauvage est désigné comme le sans-lieu, le sans-visage.

L’Infirmière n’a pas de numéro. Elle n’est pas une femme que l’on aime.

 

Un regard fuyant du Sauvage, l’oreille dresseé comme animale, à l’affût d’une Conversation secrète. 

La leçon est terminée…l’Infirmière transmet, télégramme.

 

Question du pouvoir de l’enseignant sur l’infirmière ? si il lui dit de venir, vient-elle ?

 

L’Infirmière est le décor, voilà il faut leur trouver à chacun leur fonction géographique. 

Faire le ménage, être assise, regarder la télévision = fonction géographique.

La Dame en rouge est la Sirène du Mississipi.

 

L’Infirmière coiffe un chignon à la Dame en rouge. Sensualité. Sororité. La relation s’installe. 

…derrière une plante.

Il existe des versions intermédiaires de ce lieu, des mondes parallèles.

 

La porte du phare grince. Son écho monte jusqu’à moi et semble me parler d’eux. Douce mélodie.

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résidence d'artiste

  • : chronique résidentielle
  • : anne-laure lemaire est accueillie en résidence au lycée Diderot de Langres entre janvier et mai 2008 autour de la création de la pièce de catherine redelsperger, Le Sauvage.

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